Le Pasteur Thomas Gandow,

conseiller presbytéral de l'église protestante de Berlin-Brandenburg

                

               Sectes ou groupes de pression étrangers?

Rendez la chose incroyable,
et plus personne n'y croira

Illusion et folle idée?  - Ou défi politique sérieux?

Pour le ministre de l'intérieur du Land allemand de Hessen, l'affaire était déjà une évidence il y a 20 ans. Le 20 mars 1986, le service de presse social-démocrate a laissé, dans une publication, "libre cours" au mouvement LaRouche.

En le qualifiant d'"Extravagant et paranoïaque", le ministère a annoncé que le "Parti Travailliste Européen" (Europäische Arbeiterpartei, EAP), mentionné à plusieurs reprises dans les discussions publiques ces derniers jours, est un groupe dissident à orientation sectaire.

L'opinion du ministre de l'intérieur :

    “Ce groupe ne devrait pas  être spécialement pris au sérieux.”

 

Sa justification :

    “LaRouche vit dans l'illusion que ‘le destin du monde est entre ses mains'”.

 

Cela n'était pas considéré comme un sujet de préoccupations pour cet homme politique.

Au contraire :

“Je demande instamment que ce groupe de culte ne soit pas considéré comme politiquement sérieux.  Toutes ses affirmations sont extravagantes et paranoïaques, mais ne peuvent être assimilées à des objectifs purement politiques. Considérer que l'EAP fait partie de la Nouvelle Gauche ou de l'extrémisme de gauche serait aussi déplacé que de l'amalgamer à l'extrême droite.”

 

“Le vrai danger”, écrit le ministre, “est représenté par son comportement fétichiste et sectaire.  Comme c'est le cas pour les autres sectes, les jeunes succombant à son illusion par des méthodes manipulatrices, peuvent être affectés. Je suis particulièrement reconnaissant aux conseillers presbytéraux des grandes églises, qui suivent ces groupes avec attention et contribuent à nous informer de leurs intrigues.”

C'est sur cette conclusion que, selon lui, l'affaire s'est close.
Le ministre a finalement insisté sur ce qu'il pensait avoir de l'importance :

“Toute promotion de ce groupe en regard de sa relation à l'extrémisme ou même au terrorisme ne me semble pas approprié.”[1]

1. Activité politique

Il est d'autant plus remarquable que de nombreuses organisations soient politiquement très actives et qu'elles soient également prises au sérieux et considérées  comme des acteurs politiques par de nombreux politiciens, vu la "demande urgente" exprimée en public par ces derniers pour que des groupes, tels que le mouvement LaRouche, ne soient pas pris au sérieux et vu leur demande de prise en charge de ces groupes prétendument “extravagants et paranoïaques” auprès des conseillers presbytéraux des grandes églises, comme s'ils étaient compétents en matière d'“illusions, d'extravagance et de paranoïa" ou,  dans tous les cas, en affaires “non-politiques”.

Le mouvement LaRouche, que l'on vient de mentionner, auteur dans ses apparitions publiques de théories conspiratrices et n'étant pas censé être pris au sérieux, organise mondialement et de manière professionnelle, des partis, des associations, des comités politiques et des élections, gère des maisons d'édition et la publication de magazines, possède des filiales aux États-Unis, au Mexique, en Inde, en Suède, en Norvège, en Italie, en France et en Allemagne.

Les conférences de tels groupes impliquant des hommes politiques sont assez surprenantes, mais lorsque celles-ci ont lieu en compagnie de scientifiques spécialisés dans le nucléaire et en techniques de défense, et en compagnie de généraux militaires, elles sont choquantes.

En Allemagne, le "Parti Travailliste Européen”, l'“Institut Schiller”, les “Patriotes pour l'Allemagne”, la “coalition anti stupéfiants”, le “Forum Énergie Fusion” et l'“Agence l'Executive Intelligence Review” sont des groupes particulièrement actifs.[2]

Cependant, à l'occasion d'une enquête parlementaire relative à la mort de l'étudiant britannique Jeremiah Duggan, né le 10 novembre 1980, décédé le 27 Mars 2003 à Wiesbaden (Hessen), et de son lien avec un événement de l'organisation LaRouche, lorsque l'on a posé au Gouvernement Fédéral Allemand, la question suivante :

“De quelles informations le Gouvernement Fédéral dispose-t-il au sujet de l'organisation

en question?  à propos :

 

-         des ressources financières et des pratiques commerciales

-         de la sécurité des contacts pertinents dans le cercle des sociétés de recherche en énergie (nucléaire) et en alimentation énergétique.”

 

Il a répondu :

 

qu'il ne possédait aucune information.”[3]

Par conséquent, seuls des sites internet privés diffusent des informations primordiales à propos du mouvement politiquement orienté LaRouche. [4]

Les activités politiques flagrantes d'organisations dénommées "sectes" ou "sectes totalitaires" ne passent pas toujours inaperçues par le public. Par exemple, à l'apogée de l'affaire Watergate en 1974, nombre d'informations relatives à la manipulation politique en faveur du président américain Richard M. Nixon, effectuée par le mouvement Moon étaient accessibles et ont même été diffusées par les pouvoirs publics, à travers des annonces et présentations occupant des pages entières dans les rubriques de politique intérieure.

 

En 1978, le comité Fraser, un sous-comité du congrès américain, a enquêté sur l'influence politique du gouvernement sud coréen sur la politique des États-Unis. Il a publié un rapport selon lequel le mouvement Moon était impliqué dans cette activité.[5]

Dans ce rapport, 80 pages sont dédiées aux efforts du mouvement Moon, efforts au succès variable, d'influencer les institutions et la politique étrangère américaines, en partie dans son propre intérêt, en partie pour satisfaire le gouvernement sud coréen et en partie, évidemment, parce qu'il en avait été chargé par ce gouvernement. On y faisait également mention de la pression exercée en vue d'obtenir l'extension d'une licence de production d'armes pour une société de Moon, ainsi que bien d'autres agissements.[6]

Parce qu'il s'agit d'une activité politique, l'infiltration de la scientologie dans le gouvernement français doit également être mentionnée. En 1991, le journaliste Serge Faubert (Paris) a publié son livre sensationnel “Une Secte au Cœur de la République”. [7]

                   2. Pression politique à des fins personnelles

Le fait que les sectes fassent pression dans leur propre intérêt, malgré l'utilisation de méthodes assez inhabituelles, est manifeste pour beaucoup de gens et nombreux sont ceux qui semblent l'accepter.

 

Observons les objectifs de Sun Myung Moon en 1971 pour les USA :

“Il nous faut également rétablir les sénateurs. Le Maître assignera donc trois jeunes femmes à chaque sénateur. Les sénateurs sont des archanges, leur restauration doit donc s'accomplir à travers Ève. Il nous faut trois cents jeunes femmes. Afin de rétablir les sénateurs, il faut tout d'abord obtenir l'amitié de leurs assistantes, en particulier de leurs secrétaires. Comprenez-vous cela? Ils ignorent de quoi sera fait le futur. Par conséquent, si vous avez connaissance du Principe Divin et êtes capable de bien le communiquer, il vous montrera la voie à suivre dans le futur. Il nous faudra donc de nombreuses jeunes femmes. Après le rétablissement des sénateurs, elles seront envoyées à l'étranger.  En faisant cela, vous pouvez sauver l'Amérique[8].”

En 1973, Moon explique :

“Le Maître lui aussi a besoin de nombreuses jolies jeunes filles, il en faudra 300. Il assignera trois filles à un sénateur, ce qui au total fait 300 jeunes filles. Il faut qu'ils aient de bonnes relations. Une jeune fille est pour l'élection, une autre doit être la diplomate et la dernière pour le parti. Si les filles sont supérieures aux sénateurs en nombre, elles seront simplement récupérées par nos membres.”  [9]

Entretemps, Moon et son épouse, qui sont aujourd'hui les propriétaires établis du quotidien conservateur et influent “Washington Times” et de l'agence de presse UPI , ont reçu une couronne d'or le 23 mars 2004, dans l'immeuble du Sénat, dénommé Dirksen, immeuble du Capitole appartenant au gouvernement américain, en la présence d'au moins 12 députés. [10] Selon les estimations du mouvement Moon, ils étaient environ 81:

 

"nul autre que le Sauveur de l'humanité,, Messie, Seigneur Ressuscité et Véritable Parent." [11]

Tom Cruise, facilement caricaturé par les médias européens et par les politiciens comme une star hollywoodienne surexcitée et excentrique, en réalité ambassadeur de la scientologie pour l'Europe, parle sérieusement et ouvertement de son travail de pression pour la scientologie dans une lettre adressée au département d'état :

“… j'apprécie l'aide précieuse offerte par le département d'état aux membres de mon église quant à la protection de leurs droits, en particulier en Europe.

Enfin, il me faudra me rendre en Europe en janvier [2004] pour la promotion de mon prochain film et je prévois de rencontrer nos ambassadeurs en France, en Allemagne et peut-être en Belgique pour travailler avec eux et inciter les nationaux à dialoguer et à agir pour résoudre ces affaires…”

… la situation n'est en aucune sorte une activité publicitaire de ma part. C'est une question à la fois importante et personnelle, voilà pourquoi je compte sur l'aide de mon gouvernement…"[12]

En 2004, le maire de Berlin, Klaus Wowereit, a accueilli l'acteur américain à la Rotes Rathaus - la mairie rouge. Le département des relations publiques de la scientologie a commercialisé cette visite dans une vidéo où on la présentait comme une visite réussie dans “le pays de l'intolérance”[13]. Le bureau du sénat de Berlin est toujours affecté aujourd'hui par cette rencontre avec le lobbyiste de la  scientologie et par les photos embarrassantes de sa visite, qui sont affichées sur son site web.[14]

3. Pressions des politiciens en faveur des sectes

Les diverses pressions exercées en faveur des sectes trouvent leur écho auprès de nombreux politiciens; les sectes jouissent dès lors du soutien de ces derniers et des administrations politiques, bien que ces mêmes hommes politiques aiment à "garder leurs distances par rapport à l'activité insensée" de ces organisations.

Exemples de soutien politique

Jim Jones, le leader du Temple du Peuple, était l'un des hommes d'église les plus respectés des États-Unis. Il avait été nommé pour la commission des droits de l'homme et droit au logement à San Francisco. Le vice président américain Walter Mondale et la première dame Rosalynn Carter l'on rencontré. Le gouverneur de Californie l'a invité à dîner et on dénombre d'autres rencontres du même genre, comme par exemple avec les gouverneurs de l'époque Ronald Reagan et son successeur Jerry Brown, ainsi qu'avec Angela Davis, alors présidente du parti communiste américain, et Jane Fonda.[15]

Depuis 1990 les rencontres de Moon et du président Michael Gorbatchov sont bien connues. L'ancien président de l'Union Soviétique a accueilli personnellement Moon en 1990 au cours de la 11ème Association Médiatique Mondiale à Moscou. D'autres rencontres ont suivi. Les autorités officielles de l'Union Soviétique et l'administration présidentielle ont soutenu les activités de recrutement et d'échange du mouvement Moon dans les écoles et les universités.[16]

L'ancien président des États-Unis George Bush senior a agi en tant que porte-parole - bien payé - du mouvement Moon. A cette occasion, il a aussi assisté en 1996, lors de l'inauguration du  “Tiempos del Mundo”, le nouveau quotidien de Moon pour l'Amérique Latine, au discours du fondateur sur la valeur des organes génitaux.[17]  Le discours n'était pas secret; il a dès lors figuré dans une publicité occupant de deux pages dans le Washington Times. Malheureusement, le discours de l'ancien président George Bush au cours du même événement n'est pas reporté de la même manière.

On peut trouver sur internet, la liste de quelques hommes politiques très influents aux États-Unis qui se sont engagés auprès de la scientologie. Pour certains d'entre eux, leur dépendance évidente vis-à-vis de la scientologie est démontrée par les donations effectuées par les scientologues lors de campagnes électorales.[18]

Parallèlement, on pourrait confondre par erreur la liste des noms des hommes politiques présents aux conférences de l'OSCE [19] et faisant pression contre les sectes, avec une partie de la liste internet, en particulier celle relative à la scientologie. Le rapport annuel de la commission française inter-ministérielle comprend un chapitre volumineux et instructif sur le sujet.[20]

Dans la même publication figure une vue d'ensemble et une évaluation des groupes de pression politiques les plus importants : Droits de l'Homme sans Frontières (HRWF); La Fédération Internationale d'Helsinki pour les Droits de l'Homme (IHF) et l'Institut sur la Religion et la Politique Publique (IRPP).

Le politicien local allemand Stefan Edathy, alors vice président en politique intérieure pour la fraction sociale-démocrate du Bundestag, a accepté en 2004 une invitation de la part de l'ambassade américaine à Berlin pour assister à une réunion avec le propagandiste scientologue Tom Cruise (voir également note 12).

Selon ses dires, la première d'un film de Tom Cruise était la raison de cette invitation. Le site internet des députés relate sa rencontre avec l'acteur de films d'action, rencontre visant à “discuter avec lui de la politique intérieure allemande… en particulier les sujets des droits des citoyens et de la lutte contre l'extrémisme… Nous n'avons pas sérieusement abordé le sujet de la scientologie.”

En 2007, Edathy est devenu président du comité intérieur du Bundestag. Il a ensuite parlé de manière positive du projet de film “Stauffenberg”, mais s'est montré sceptique quant à une éventuelle censure de la scientologie, censuré envisagée au cours de la conférence des ministres de l'intérieur.

4. Les sectes et sectes totalitaires en tant que groupes de pression pour les politiques

Est-il possible d'affirmer que ce soutien, à l'exception du facteur financier, est source de bénéfices mutuels? Dans ce cas, quel bénéfice les politiciens et leurs administrations en tirent-ils?

Ce que nous mentionnons ici n'est nullement théorique ni spéculatif.

Personne n'ignore le soutien accordé aux politiciens par Jim Jones, le leader du suicide collectif de 1978 à Jonestown, en Guyane, qui a vu la mort de plus de 900 personnes.

En 1976, il s'est occupé de l'auditoire de la campagne électorale de Rosalynn Carter, épouse de Jimmy Carter, élu président des États-Unis. Jim Jones a été autorisé à participer à la cérémonie d'investiture. Rosalynn Carter lui a expédié une lettre de remerciements depuis la Maison Blanche.[21]

Un comité du congrès américain a mené une enquête relative à l'influence du gouvernement sud coréen sur la politique intérieure et étrangère des États-Unis  à travers le mouvement Moon, influence à laquelle il a déjà été fait  référence plus haut sous l'appellatif “Koreagate”.[22]

Parmi les activités de pression de certaines organisations pour le compte de politiciens, il faut également mentionner les efforts financiers et personnels entrepris par le mouvement Moon à l'égard du français LePen, extrémiste de droite, [23]efforts qui ne se sont pas seulement traduits par une aide financière, se chiffrant à plusieurs millions, mais aussi par la collaboration de 200 étrangers, adhérents au mouvement Moon, qui ont apporté leur soutien au cours des campagnes électorales. Pierre Ceyrac, Député au Parlement Européen pour le "Front National" de LePen, était également le leader de la branche française de CAUSA, une organisation de Moon orientée politiquement.[24]

Des activités similaires du mouvement Moon ont eu lieu en Allemagne pour les "Républicains" d'extrême droite de Franz Schönhuber. Le Dr. Ursula Saniewski, membre du conseil CAUSA a assisté Schönhuber en qualité d'"assistante personnelle". Elle avait auparavant projeté de créer un autre "mouvement des citoyens", orienté à droite, en compagnie du président de l'Eglise Unifiée Karl Leonhardtsberger et du vice-président de CAUSA. [25].

Les démocrates américains ont bénéficié du soutien des scientologues lors de leur campagne électorale. Hillary Clinton a reçu à elle seule plus de 70.000$ de la part d'acteurs scientologues pour sa campagne électorale au sénat en 2000.[26]

Le mouvement Moon a également contribué aux offrandes pour la nouvelle sénatrice Hillary Clinton. Celle-ci a obtenu l'autorisation de rédiger un article hebdomadaire dans le Washington Times, quotidien qui, à l'époque, appartenait à Moon. [27]

Il faut également rappeler ici les efforts de CAUSA en faveur des “Contras” au Nicaragua. Le Congrès ne permettant pas à l'administration Reagan de soutenir les “Contras”, le mouvement Moon a saisi cette occasion pour continuer ses activités et accroître son importance et son influence..

D'après Ford Greene, CAUSA aurait accordé des milliers de dollars et fourni nourriture, médicaments et vêtements aux guérilleros. En 1985, le Washington Times a créé un fonds privé destiné aux Contras et a annoncé que Bo Hi Pak, l'éditeur officiel, contribuerait à hauteur de 100.000$ aux 14 millions collectés par le Times.  L'éditeur, à qui l'on avait demandé comment le quotidien pouvait se permettre une telle somme, puisqu'il ne faisait aucun bénéfice, a expliqué que la corporation directrice (l'organisation Moon) était prête à accorder une aide exceptionnelle pour résoudre des problèmes déontologiques importants..[28]

5. Les institutions politiques soutiennent les sectes

Il est plus facile d'expliquer l'influence d'hommes politiques individuels vis-à-vis des sectes que le soutien officiel accordé à celles-ci par les gouvernements et les autorités.

Même le département soviétique des affaires étrangères s'est, en une occasion, occupée d'une secte : le Temple du Peuple, en Guyane. Le gouvernement de Guyane étant de plus en plus critique par rapport à ses activités, Jim Jones a contacté l'ambassade soviétique; celle-ci a alors envoyé un diplomate à Jonestown qui a déclaré :

“Au nom de l'ambassade soviétique, je porte mes plus sincères salutations à cette première communauté socialiste et communiste des États-Unis en Guyane et dans le monde.”[29]

 

D'autres officiers se sont également engagés :

En novembre 1996, Bill Clinton, président des États-Unis d'Amérique, a participé à un article "exclusif" spécialement pour le magazine de la scientologie, "Freedom." Clinton a par la suite autorisé la publication "exclusive" de l'article dans 'Freiheit,' le magazine suisse de la scientologie, dans "Éthique et Liberté" et enfin dans l'édition allemande de la revue propagandiste de la scientologie sous le titre "Que pouvons-nous faire contre le problème de la drogue" (dans l'édition de "Zeit zu entscheiden " / ["Temps de décider"] , p. 48).

Son épouse Hillary Clinton, actuellement ministre américaine des affaires étrangères, qui était à l'époque première dame, a salué les membres du groupe de scientologie Hands of Hope [ndt. Mains de l'Espoir] à la Maison Blanche, et a reçu une couverture sur laquelle était brodée une citation de L. Ron Hubbard. [30] Les médias ont par la suite judicieusement baptisé cet événement Clearwatergate.

En 1997, le conseiller de Clinton en sécurité nationale, Sandy Berger, a rencontré l'acteur John Travolta et d'autres scientologues afin de s'entretenir sur l'attitude du gouvernement allemand à l'égard de la scientologie.

Selon la revue "George" de mars 1998, le président Clinton a personnellement rencontré le scientologue John Travolta. Clinton a fait l'éloge des supports "éducatifs" du fondateur de la scientologie L. Ron Hubbard. Voilà les propos qu'il aurait tenu dans l'article du "George" : "Votre programme semble sensationnel", et "j'aimerais vraiment vous aider par rapport à la problématique de la scientologie en Allemagne..."[31]

On a donné comme raison officielle à ces agissements le fait que Clinton partageait la chambre d'un scientologue sympatrique lorsqu'il était étudiant..

Le groupe de presse Knight-Ridder a relaté que le 21 mars 1997, le président Clinton a honoré les demandes du scientologue Tom Cruise en permettant à sa nouvelle secrétaire d'état, Madeleine Albright, de planifier des discussions avec le ministre allemand des affaires étrangères Kinkel, discussions relatives aux déclarations de la scientologie à propos des persécutions religieuses en Allemagne.

Dans une lettre de "chaleureuses salutations" datée du 22 décembre 1999, Clinton a exprimé sa gratitude envers les scientologues pour "tous vos efforts pour promouvoir [la liberté religieuse] et construire des communautés unies simplement par la compréhension, la compassion et le respect mutuel."

L'interférence de l'administration américaine en-dehors du territoire américain a eu plus de poids, parce qu'il s'agissait de bien plus que des paroles :

A la fin de l'année 1998, le département d'état américain a soutenu un concert du pianiste de jazz Chick Corea à Berlin, ce dernier n'étant apparemment pas autorisé à jouer en Allemagne en raison d'une “discrimination religieuse”; [32] cet événement a également été relaté dans la revue de scientologie 'Freedom'. [33] Les vraies raisons sont à rechercher dans le jugement rendu dans un tribunal administratif allemand en octobre 1996.[34]

L'ampleur du soutien des sectes de la part des gouvernements n'est pas uniquement prouvé par le conseil du porte-parole du département d'état qui invite les allemands à aller voir le film "Mission Impossible", [35] mais également par une intervention du consulat-général américain à Hambourg en faveur de l'organisation de scientologie, relative à l'approbation, de la part du bureau d'expertise du district municipal, de la reconstruction, entre autres, d'une série de toilettes et de douches.[36]

En Grèce, les services secrets de la CIA sont intervenus au début des années 90 en faveur de la scientologie. Les services secrets de la scientologie ont alors annoncé : “"La bonne nouvelle est que [sic] en raison de l'intervention de la CIA, le département grec des renseignements relatifs aux nouveaux mouvements religieux a été fermé, et les employés licenciés!!" [37] De plus amples informations liées à la situation en Grèce peuvent être consultées sur Internet. [38] Les pressions exercées par l'IRS pour la scientologie sont également remarquables. Après avoir accordé une exemption d'impôts complète à la scientologie, l'IRS a expédié, en août 1994 une lettre aux politiciens européens pour les en informer, ainsi que la brochure publicitaire “Description de la scientologie comme religion”.  Le ministre fédéral pour les femmes et la jeunesse de l'époque, Mme Angela Merkel faisait partie des destinataires. [39]

La bataille de la scientologie pour la reconnaissance de son caractère non-lucratif aux États-Unis a eu des conséquences plus amples en Allemagne et en Europe.[40]

Comme l'a fait remarquer le journaliste français Bruno Foucherau [41], aux États-Unis, toute une série de commissions gouvernementales sont occupées à forcer le concept américain de “liberté religieuse” et l'activité de lobby des organisations américaines dans le monde.

 

Après que le congrès américain ait approuvé une nouvelle loi relative à la liberté de religion dans le monde, le "Bureau pour la démocratie, les Droits de l'Homme et le Travail" (BDHRL), rattaché au département d'état américain, a mis en place une nouvelle commission, le "Bureau de la Liberté de Religion Internationale".[42]

“Avec un ambassadeur plénipotentiaire au sommet flanqué de cinq officiers du département d'état, la nouvelle commission possède un représentant dans toutes les ambassades américaines. Robert A. Seiple, ex-marine, a été nommé chef de cette autorité; sa devise est la suivante : “Les droits de la liberté individuelle sont en général valables car ils sont un don de Dieu.”

Le 1er juin 1999, en Espagne, le procès contre 18 leaders de la scientologie, dont le président américain de la CSI,  Heber Jentzsch, était sur le point de débuter. En 1988, ce dernier et 68 autres scientologues avaient été temporairement mis aux arrêts en Espagne; la scientologie avait dû débourser un million de dollars de caution. Le procureur avait requis 30 ans de prison pour Jentzsch.[43]

Selon un télex ayant filtré, le département d'état américain aurait coopéré avec la scientologie pour protéger Jentzsch et d'autres scientologues pendant un procès pénal en Espagne.[44] D'après ces documents, l'un des bénéficiaires était l'ambassadeur spécial Robert A. Seiple, “Ambassadeur Itinérant pour la Liberté Religieuse Internationale”[45]

 

Ils parlent de Dieu, mais se réfèrent à des idoles

On peut se poser la question de savoir ce qui motive ce soutien émanant des politiques fonctionnelles pour les sectes. Il est évident que ce soutien est bénéfique aux organisations. En ce qui concerne les conséquences de ces activités sur la réputation des États-Unis, un débat critique est en cours dans le pays.[46]

Les États-Unis utilisent-ils ces prétextes dans une optique anti-européenne en raison de ces organisations ou pour eux-mêmes, ou bien de telles organisations et sectes sont-elles un prétexte et moyen d'intervention?

Dans l'article de Foucherau (voir note n°41), une institution privée étroitement liée à l'administration américaine est mentionnée, l'"Institut pour la Religion et la Démocratie"(IRD). La présidente de l'IRD, Diane L. Knippers, confesse la raison des efforts entrepris pour le renforcement mondial de la politique américaine dans le respect de la religion: “la spiritualité est une garantie de la civilisation, parce que la spiritualité et la foi créent des personnes honnêtes. “Sans honnêteté, il n'y a pas de commerce, et sans commerce il n'y a pas de civilisation.”

D'après ces propos, la spiritualité est un moyen de globaliser les marchés. Cela me rappelle le roman “Le Stechlin” de Theodor Fontane, écrivain berlinois aux origines françaises, dans lequel on peut lire ce dialogue :

“On raconte qu'un cardinal qui pensait être un gourmet a déclaré : “Des gens terribles; des centaines de sectes et une seule sauce.” … “Ils ont couru à leur propre perte, parce que le culte du veau d'or se répand de plus en plus; que du négoce et le monde distingué au sommet. Et si hypocrite; ils parlent du ‘Christ’, mais se réfèrent à une idole ”[47]

 

6. Les considérations d'un profane politique à propos des sectes, dont les sectes totalitaires, en tant que problème politique et social

L'activité de pression agressive des organisations sectaires et de leurs partisans est à l'opposé du concept européen des droits de l'homme, de la dignité humaine et de la conséquente séparation institutionnelle dans nos pays entre politique et religion, à savoir entre politique et idéologie.

Cette séparation signifie que la religion ne devrait pas interférer dans les fonctions politiques et que l'état ne devrait pas tenter de se qualifier comme médiateur de salut. Selon l'opinion et l'expérience européenne, l'état n'est ni appelé, ni apte à délivrer le peuple, pas même à travers la spiritualité des marchés mondiaux.

Les organisations sectaires et leurs partisans veulent se débarrasser de cette séparation entre politique et religion, entre politique et idéologie. Ils sont partiellement contrôlés par une idéologie, et sont partiellement cyniques, car ils ont besoin des idéalistes pour faire respecter et faire appliquer leurs objectifs politiques.

Leur conformité avec l'activité politique, qu'elle soit ouverte ou secrète les rend intéressantes pour leur utilisation des opérations politiques.

  1. Les sectes ne sont pas prises au sérieux, elles sont plutôt la cible de moqueries; les critiques à l'égard de ces organisations peuvent être considérées comme exagérées, hystériques ou “mensongères”, voire attirées par la conspiration.
  2. Pour toutes ces raisons, le ciblage direct est occulté.
  3. Les opérations dissimulées permettent l'infiltration de groupes citoyens, voire d'institutions publiques.
  4. Ces organisations réussissent même à gérer des réseaux scientifiques intéressants pour les savants.
  5. Des informations mondiales détaillées sur les personnes rendent possible une activité de services de renseignements "privés".
  6. Des réglementations spécifiques pour les visas des fonctionnaires religieux simplifient les opérations dans le monde entier.
  7. Le réseau international rend difficile la clarification des transactions financières.

                    

7. Que faire?

Les sectes sont un problème politique.

Elles doivent être prises au sérieux par les responsables politiques et par la société civile au vu de leur efficacité politique. Lorsqu'elles sont interrogées, les autorités publiques affirment que leur devoir de neutralité les empêche d'agir contre les sectes.

Leur devoir de neutralité devrait au moins les forcer à ne rien faire pour les sectes.

Il existe plusieurs cas bien documentés relatifs à la coopération des sectes avec les politiciens et les institutions politiques, peu importe que cette collaboration soit due à de la bonne foi, respectivement naïve ou basée sur un soutien mutuel intentionnel en partie caché.

Voilà pourquoi une méfiance politique générale à l'encontre des sectes se justifie complètement. Les organisations et leurs idées et idéologies doivent faire l'objet d'un débat public.

Il faut écouter et soutenir les personnes concernées,

L'abus des jeunes n'est pas la seule affaire d'importance; il faut également se demander pourquoi et comment  cet abus a lieu. Il faut que les autorités de protection de l'enfance et de la jeunesse ainsi que les autorités compétentes en matière de sécurité s'occupent de ces organisations.[48]

Je demande à FECRIS d'intervenir au niveau des institutions européennes pour :

 

II. Les lobbys des sectes, des politiciens, des autorités, des scientifiques et même parfois des églises, pouvant aboutir, il est important que le FECRIS et ses associations participent à l'opinion politique en formation dans nos sociétés.

III. De plus, je demande au FECRIS, à ses associations et aux personnes concernées de soutenir, par leur engagement civique et par une grande solidarité critique, ces politiciens, ces institutions, dont les églises, les autorités, les journalistes, les procureurs publics et les juges qui, par rapport à ces sectes, ont le courage de s'opposer à la tendance de l'indifférence, de la minimisation et de la collaboration.

 

Pasteur Thomas Gandow,

Heimat 27 D-14165 Berlin- Zehlendorf

Téléphone: +49 (0) 30-815 70 40 Fax: +49 (0) 30-84 50 96 40

e-mail: pfarrer.gandow@berlin.de Internet: http://www.ekbo.sekteninformation.de

 



[1]   Le commentaire du ministre Horst Winterstein a été publié le 20 mars 1986 au „Sozialdemokratischer Pressedienst“ (service de presse social démocrate) et est cité ici selon : Helmut Lorscheid et Leo A. Müller: Deckname Schiller (nom de code Schiller), page 187  http://www.agpf.de/Lorscheid+Mueller-LaRouche-Teil2.htm )

[2]   Pour en savoir plus : http://www.agpf.de/LaRouche.htm#politsekte

[3]   Enquête originale et réponse :

    „ 2. Welche Informationen liegen der Bundesregierung hinsichtlich der vorstehend erwähnten Organisationen jeweils vor, vor allem bezüglich des „Schiller- Instituts“ und der „Bürgerrechtsbewegung Solidarität“ (BüSo),

    a) wonach diese vor allem junge Menschen psychisch zu unterwerfen und abhängig zu machen trachten,

    b) wonach deren Mitarbeiter dort tätige junge Menschen gezielt angehalten haben sollen, Kontakte zu Eltern und Verwandten abzubrechen,

    c) wie diese neue Mitglieder rekrutieren und schulen,

    d) über deren Finanzquellen und -gebaren,

    e) über deren sicherheitsrelevante Kontakte in Kreise der (Nuklear-)Energieforschung und -Versorgungsunternehmen.

    Der Bundesregierung liegen hierzu keine Erkenntnisse vor.“

    Source et texte complet : Deutscher Bundestag Drucksache 16/5548 16. Wahlperiode 06. 06. 2007 http://dip.bundestag.de/btd/16/055/1605548.pdf

[4]   http://justiceforjeremiah.com/german/deutsch.html; http://www.lyndonlarouche.org/larouche-berlin.htm; http://www.agpf.de/LaRouche.htm

[5]   http://www.freedomofmind.com/resourcecenter/groups/m/moonies/fraser-report/index.html

[6]   http://en.wikipedia.org/wiki/Fraser_Committee#Criticisms_of_the_.22Moon_Organization.22 les points suivants sont mentionnés :

·                 "L'Église Unifiée et de nombreuses autres organisations religieuses et séculaires dirigées par Sun Myung Moon constituent essentiellement une organisation internationale."

·                 "L'organisation Moon tente de réaliser les objectifs définis par Sun Myung Moon, qui possède un contrôle substantiel sur les activités économiques, politiques et spirituelles entreprises par l'organisation pour atteindre ces objectifs."

·                 "Parmi les finalités de l'organisation Moon figure la mise en place d'un gouvernement mondial dans lequel la séparation entre l'église et l'état serait abolie et qui serait dirigé par Moon et ses disciples."

·                 "Dans la poursuite de cet objectif, l'organisation Moon a tenté, pas toujours avec succès, d'accéder au contrôle des affaires et institutions séculaires aux États-Unis et ailleurs ou d'y engager des affaires, et s'est impliquée dans des activités politiques aux USA. Certaines de ces activités ont été entreprises au bénéfice du gouvernement de la République de Corée ou encore pour influencer la politique extérieure des USA."

·                 "Tout en poursuivant ses propres objectifs, l'organisation Moon a soutenu les intérêts du gouvernement de la Corée du Sud, parfois en coopération avec ses agences et officiers, voire aux ordres de ces derniers."

·                 "L'organisation Moon a mis en place la Korean and Culture Freedom Foundation KCFF [ndt. Fondation Libre pour la Corée et la Culture], une fondation à but non lucratif visant à favoriser les relations entre la Corée et l'Amérique, mais l'a utilisée pour promouvoir ses propres intérêts politiques et économiques, ainsi que ceux du gouvernement coréen."

·                 "L'organisation Moon a largement utilisé les noms de sénateurs, de membres du congrès, de présidents américains, et d'autres personnalités américaines afin de récolter des fonds et d'engendrer une influence politique pour elle-même et pour le gouvernement coréen."

·                 "En Corée, les affaires de l'organisation Moon ont leur importance en matière de fourniture de défense. Elle est impliquée dans la production d'armes M-16, de canons anti-aériens et d'autres armes."

·                 "Les agents de l'organisation Moon ont tenté d'obtenir l'autorisation de la part d'une corporation américaine d'exporter des M-16 fabriqués en Corée. Les M-16 sont produits par l'accord 388 de coproduction approuvé par le gouvernement américain, qui laisse au gouvernement coréen le contrôle exclusif de leur production. Malgré cela, les représentants de l'organisation Moon ont semblé - apparemment poussés par le gouvernement coréen - négocier une extension de l'accord."

·                 "L'organisation Moon a tenté d'obtenir des intérêts majoritaires à la Diplomat Nationale Bank en camouflant la source des fonds utilisés pour acheter du matériel au nom de membres de l'Église Unifiée."

·                 "L'organisation Moon a utilisé l'église et d'autres organismes non imposables pour soutenir ses activités politiques et économiques."

·                 "Bien que de nombreux objectifs et activités de l'organisation Moon soient légitimes et légaux, il est prouvé qu'elle a systématiquement violé les lois américaines relatives aux impôts, à l'immigration, aux opérations bancaires, aux devises et à l'immatriculation d'agents étrangers, ainsi que des lois locales ou d'état concernant la fraude d'organisations caritatives, et que ces violations étaient liées aux aspirations absolues de l'organisation d'obtenir un pouvoir matériel."

[7]   Serge Faubert. Une Secte au Cœur de la République 1991

[8]   http://www.tparents.org/Moon-Talks/sunmyungmoon71/SM711229.htm

[9]   http://www.tparents.org/Moon-Talks/sunmyungmoon73/SM730507a.htm

[10]  http://www.politics1.com/blog-0604a.htm#crown2

[11]  http://dir.salon.com/story/news/feature/2004/06/21/moon/index.html

     http://www.politics1.com/blog-0604a.htm#crown1

[12]  http://www.ingo-heinemann.de/Tom-Cruise-to-US-Dept-of-State-31MAY2003.pdf

[13]  http://www.stern.de/lifestyle/leute/: Internet-Video-Tom-Cruise-Heils-Prediger/608102.html

[14]  http://www.berlin.de/rbmskzl/rathausaktuell/archiv/2004/09/01/22103/

[15]  http://www.fonebone.net/Jonestown/08.Chap.txt; http://en.wikipedia.org/wiki/Angela_Davis
http://www.berlinonline.de/berliner-zeitung/archiv/.bin/dump.fcgi/2008/1115/magazin/0001/index.html

[16]  http://www.religio.de/dialog/195/195s36.html#54

[17]Auszug aus: „Eine besondere Botschaft für das Zeitalter“:
Alle von Ihnen Präsidenten und vornehmen Gästen sind berühmt, aber es gibt etwas, das sie nicht wissen. Sie wissen nämlich nicht, was einen Mann zum Manne macht und ein Weib zum Weib.Die Antwortist: Die Geschlechtsorgane. …
Sehr geehrte Damen und Herren, haben sie Liebe? Haben sie Leben? Haben sie Sperma und Eier? Haben Sie ein Gewissen? ... Wenn Sie Ihren Darm entleeren, tragen Sie eine Gasmaske? Das ist nichts zum Lachen, es ist eine ernste Sache. Wenn ein Anderer seinen Darm entleert, rücken Sie schnell ziemlich weit weg. Wenn Sie aber Ihre eigenen Faeces riechen, merken Sie es nicht einmal. Das kommt davon, daß Ihre Faeces eins sind mit Ihrem Körper. Infolgedessen empfinden Sie sie nicht als schmutzig. Als Sie jung waren, haben Sie je Ihren getrockneten Nasenrotz gegessen? Schmeckt er süß oder salzig? Er ist salzig, nicht wahr? Wenn sie antworten können, müssen sie es auch gekostet haben! Warum empfanden Sie ihn nicht als schmutzig? Weil er ein Teil Ihres Körpers war. Reverend Mun hat etwas herausgefunden, das niemand in der Welt wußte. Wenn Sie Schleim hochhusten, schlucken Sie manchmal Ihren Schleim, nicht wahr? ... Warum empfinden Sie ihn nicht als schmutzig? Weil der Schleim eins ist mit Ihrem Körper.“
Documenté et commenté en allemand sur  http://www.religio.de/dialog/197/197s30.html#mu1a

[18]  http://home.snafu.de/tilman/politics.html

[19]  L'organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe – http://ww.osce.org/odihr/

[20] Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires – MIVILUDES – Rapport au Premier Ministre   2007, pp. 116-139

[21]  http://www.agpf.de/Jones-Carter-Brief.gifhttp://www.agpf.de/Jonestown.htm

[22] Voir note n°5

[23] J.F. Boyer :  L'Empire Moon

[24] Le Monde, 2/8/92

[25] Quick 25.1.90: “REPUBLIKANER : Schönhubers persönliche Referentin stammt aus dem Sekten-Milieu. Sie war die Nummer zwei des politischen Ablegers der Mun-Bewegung: Schönhubers seltsame Vertraute“ ; documentation  sur http://www.agpf.de/moon3.htm  

[26] „Eine Reihe von Schauspielern, ausnahmslos Scientology-Mitglieder, spendierten Hillary Clinton für ihren Senatswahlkampf [im Jahr 2000 – TG] über 70 000 Dollar, Tom Cruise überreichte Albert Gore 5 000 Dollar, und John Travolta veranstaltete gemeinsam mit anderen Scientologen ein Gala-Diner zugunsten der Demokratischen Partei - Eintrittspreis: 25 000 Dollar. Ein Rechtsanwalt der Scientologen schließlich spendete für den damaligen demokratischen Wahlkampf 20 000 Dollar.“
 http://www.monde-diplomatique.de/pm/2001/05/11/a0002.text.name,askruYnMG.n,12

[27] Ibidem: http://www.monde-diplomatique.de/pm/2001/05/11/a0002.text.name,askruYnMG.n,12

[28] “Zitat und Gesamtvorgang bei Ford Greene: Ein Überblick über Reverend Moons Einfluss in Mittelamerika:  Die Vereinigungskirche, die World Anti-Communist-League, CAUSA und John Singlaub“ http://www.agpf.de/Moon-Greene1987.htm#II.A.3.

[29] Citation d'après : http://www.dradio.de/dkultur/sendungen/kalenderblatt/875831/

[30] http://home.snafu.de/tilman/quilt.txt

[31]  L'attitude de Clinton a satisfait et surpris John Travolta. "Il a déclaré vouloir aider la situation de la scientologie en Allemagne." TIME 22.9.1997

[32] Berliner Morgenpost, 23.11.1998

[33] http://www.freedommag.org/english/vol31i1/page17.htm

[34] “Le gouvernement de Baden-Württemberg respecte la foi religieuse de Mr. C et de tout le monde. Bien entendu Mr. C. peut donner des concerts où il veut. Le gouvernement n'engagera pas Mr. C. pour un concert. Le gouvernement est convaincu que la scientologie n'est pas une communauté religieuse, mais une secte qui ne fait que poursuivre des intérêts commerciaux.” http://home.snafu.de/tilman/krasel/germany/vgh1096.html

[35] “Je comprends que certains groupes appellent à boycotter 'Mission: Impossible' avec Tom Cruise, parce que Tom Cruise est apparemment lié à cette religion,' a déclaré le porte-parole du département d'état Nicholas Burns. 'Mon unique conseil aux citoyens allemands est le suivant : il faut aller voir ce film, car il est excellent,' a affirmé Burns.
Burns a déclaré que le département d'état avait exprimé 'son mécontentement face au traitement infligé aux scientologues en Allemagne dans ses trois derniers rapports sur les droits de l'homme et, plus récemment, dans une lettre aux membres du Congrès."
http://www.hri.org/news/usa/std/1996/96-08-09.std.html

[36] http://www.focus.de/politik/deutschland/scientology-grosser-bruder-hilft_aid_179690.html

[37]   voir reproduction suivante

     

[38] http://www.xenu.net/archive/greece/

[39] Reproduction de la lettre à Mme Merkel :  http://www.solitarytrees.net/cowen/essays/irsletter.html

[40] http://www.verfassungsschutz-bw.de/downloads/publikationen/so/broschuere-so-steuer-2004.pdf

[41]  http://www.monde-diplomatique.de/pm/2001/05/11/a0002.text.name,askruYnMG.n,12

[42]   http://www.state.gov/g/drl/irf/

[43] 6.2.1999 El País

[44] http://www.lermanet.com/reference/spaincable.htm; http://groups.google.com/group/alt.religion.scientology/msg/c4615a7601810cbb

[45] http://www.state.gov/www/about_state/biography/seiple.html

[46]    par exemple Marci Hamilton : Pourquoi la Commission de la Liberté Religieuse internationale nuit à son propre statut
    dans la communauté mondiale, 30.1.2003, 
http://writ.news.findlaw.com/hamilton/20030130.html

[47] Le dialogue du roman s'applique cependant à l'Angleterre, pas aux États-Unis.  ”Le Stechlin” de Theodor Fontane, chapitre 23.

[48] sauf si cette coopération a eu lieu intentionnellement. Dans cette optique, on pourrait répliquer que les intérêts individuels, par exemple les intérêts nationaux (“sécurité nationale”), ont besoin d'une coopération avec des sectes, coopération qui pourrait se traduire par une négligence à l'égard du sort de certains individus, par exemple des jeunes. Selon moi, cette façon de procéder est cynique. Quels intérêts nationaux ou européens pourraient justifier une coopération avec des groupes de pression étrangers et inhumains, tels que la scientologie ou le mouvement Larouche?

[49]   http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Scientology_Security_Checks et  http://www.xenu-directory.net/practices/seccheck1.html

[50]  http://www.rtc.org/matters/intro.html

[51]    http://www.lisamcpherson.org/introspe.htm