COMMENT L’ORGANISATION DE SCIENTOLOGIE SE SERT DU SYSTEME JUDICIAIRE DES ETATS-UNIS A SES PROPRES FINS

          

Graham Berry, avocat, Hambourg, le 4 sept.2008                         

 

Mesdames, Messieurs,

 

Il y a dix ans j’ai prononcé un exposé ici à Hambourg intitulé « Le côté sombre de la Scientologie », et il peut être trouvé sur Internet si cela vous intéresse. Dans cet exposé je disais que la Scientologie pouvait être réduite à trois concepts fondamentaux : Power, Purge and Punish (Pouvoir, Purge et Punition). Pouvoir se réfère au but de la Scientologie de « clarifier » la planète, et d’éliminer toute opposition à la Scientologie. « Purge » se réfère à la mise à l’écart  de tous documents critiques ou négatifs et à toute information accessible au public à partir des dossiers du gouvernement. La punition, disais-je, était le plus sombre de tous les aspects de la Scientologie. Elle revêt deux formes : une forme interne Orwelienne, d’élimination de toute pensée critique, et une forme externe pour la punition de ceux qui critiquent, et des agents gouvernementaux non-coopérants avec des procédés faits pour terroriser et utiliser les méthodes de terreur afin  de « manipuler les personnes Suppressives », c'est-à-dire les personnes qui s’opposent ou qui entravent les objectifs de la Scientologie. Ces consignes écrites sont grossièrement appelées « Fair Game » [gibier], et elles revêtent différentes formes : le renseignement, l’enquête, l’intimidation, la poursuite judiciaire, la fraude et la tromperie. Ces six formes  du ‘Fair Game’ scientologue sont les principaux moyens de l’entreprise Scientologie pour se servir du système judiciaire Américain et pour exploiter ce dernier à ses propres fins.

 

L’église de Scientologie a une réputation bien méritée d’être la procédurière la plus redoutable et la plus menaçante d’Amérique. Beaucoup d’avocats  sont désireux d’agir selon des tactiques judiciaires de tir à boulets rouges,  mais peu acceptent de se confronter aux tactiques criminelles que sont : la corruption, le soudoiement [bribery], le chantage, l’extorsion de fonds, le parjure, l’obstruction faite à la justice, la fraude, les fausses déclarations, le mensonge, la diffamation, la tromperie, l’intimidation et la ‘psycho-terreur’. Tous ces éléments sont bien établis sur documents, comme ayant été des méthodes habituelles de procédure de l’Eglise de Scientologie., de ses avocats et de ses agents de renseignement privés.

 

La fraude part de la trompeuse prétention qu’elle serait simplement une religion méconnue, paisible, conforme à l’éthique… De fait, c’est seulement la conduite de la Scientologie, qui est en rapport avec mes propres opinions à exposer ici aujourd’hui, et non pas sa science-fiction, ses croyances spatiales spectaculaires, Le comportement criminel bien établi de la Scientologie démontre que sa religiosité est simplement une façade et une tromperie allant de pair avec ses nombreux autres tentacules aux noms d’emprunt tels que W.I.S.E., Narconon, et Applied Scholastics. Les directives écrites et les enregistrements de la Scientologie démontrent qu’en réalité elle est à la recherche de la domination politique totalitaire globale. Un document de politique de la Scientologie classe tous les gouvernements comme des Personnes Suppressives, devant être « entièrement détruites », et « éliminées », « sans bruit et sans regret ». En 1960 la Scientologie a publié le « Special Zone Plan-The Scientologists Role in Life ». Les Scientologues qui ne font pas partie du ‘staff ‘de l’église ont pour tâche de réussir la mise sous influence de la société dans son ensemble, en occupant des situations proches des hautes sphères  du pouvoir. « Ne  soyez pas ennuyé d’être secrétaire de direction ou garde du corps ».  Par exemple le Scientologue John Danielson était « Chief of Staff de Rod Paige, l’ancien Secrétaire à l’Education du Président George W. BUSH. Ils travaillent encore ensemble dans le Charter Education Group, et ils continuent à soutenir la Scientologie en tant qu’ « Applied Scholastics  » dans dix Etats pour y recevoir de l’argent des contribuables, en tant que partie de « Supplemental Educational Services », inclu dans le programme ‘ No Child Left Behind’ (Pas d’enfant laissé à la traîne). Bruce Wiseman, le président  de l’organisation prête-nom Anti-psychiatrique de la Scientologie, la Citizens’ Commission for  Human Rights (C.C.H.R.), est aussi le trésorier de la National Foundation of Woman Legislators.  L’avocat Gerald Chaleff, ancien dirigeant Scientologue est maintenant procureur et membre de l’équipe de commandement du service de police de Los Angeles ; Le Sheriff (chef de la police) du Comté de Los Angeles soutient et promeut la Scientologie. On dit même qu’il a essayé d’introduire l’entraînement Scientologue dans le service des chefs de la police de Los Angeles. L’Adjoint au chef de la police chargé de s’assurer que le Service de la police de Los Angeles ne se mêle à aucune pratique de racket, curieusement est un Scientologue époux de Ava Paquette, avocate de la formation judiciaire OSA [Office of Special Affairs = tribunal  interne de la Scientologie].

 

La liste est longue et criante, y compris celle des juges, qui sont infiltrés, corrompus et compromis. Par exemple, des Scientologues sont placés dans des services de traitement de textes juridiques de firmes, et dans  les services postaux du Congrès, pour intercepter ou  donner des indications sur les documents de procédure et sur les plaintes de citoyens. Ces gens sont endoctrinés de façon coercitive, pour qu’ils ne tiennent pas compte de leurs serments, et de leurs obligations  de service, et pour donner la priorité aux actions de la Scientologie. Pour eux, comme les consignes écrites le demandent, les fins justifient sûrement les moyens. Comme vous le savez, ici en Europe, aucun état démocratique ne peut survivre à un tel comportement criminel répandu partout, mais les Etats-Unis actuellement ont une tolérance institutionnelle pour les crimes et les abus, les fraudes et les séditions [atteintes à la sûreté de l’Etat] de la Scientologie.

 

Au début des années 1960, la Scientologie a aussi établi un ‘Department of Government Affairs’.  Hubbard écrivait que « le but du Department of Government Affairs est de mener le gouvernement et toutes les philosophies hostiles à être en accord complet avec les buts de la Scientologie. Cela se fait par un haut niveau de contrôle, et en son absence, par la capacité  de lourd écrasement. Scrutez de telles institutions. Prenez le contrôle de telles institutions ».

Plus tard la Scientologie a aussi établi un « Department of Official Affairs », pour exercer une « lourde influence sur nos groupes propres et dans des groupes à la tournure d’esprit similaire dans le public et dans la mentalité officielle ». Puis est apparue le groupe « Public Investigation ».  En 1966 ces services Scientologues ont été fondus dans le « Gardian’s Office », la véritable agence de renseignement de l’église. Il  dirige les relations publiques, les procédures, et le recueil des renseignements. Le Intelligence Bureau non seulement menait les « black ops » [opérations noires], mais aussi lançait l’intimidation, et pire : ce qui en Europe est classé comme « psycho-terror », ou même terrorisme. C’est perpétré en Californie par un organisme qui se qualifie lui-même d’église, lequel allègue maintenant  avoir 50.000 membres actifs dans le monde. Le nombre faussement gonflé de membres est aussi une part de la tromperie envers le public.

 

En 1982 sous forme de trompeuse et frauduleuse réorganisation interne, le « Scientologyy’s Guardians Office a été renommé the Office of Special Affairs, ou OSA.

                                                                                                                                          

Contrairement aux engagements [representations] jurés devant le Gouvernement des Etats-Unis, beaucoup de dirigeants du Guardian’s Office ont continué à travailler pour O.S.A. Un bon exemple est Kendrick Moxon l’avocat dirigeant les affaires internes de l’ O.S.A. , qui a été cité dans les  266 pages de la Stipulation of Evidence [Stipulation de preuve] dans l’affaire U.S contre Hubbard, pour avoir procuré au F.B.I. une preuve fabriquée. Encore aujourd’hui Moxon, l’avocat principal de la Scientologie continue la contrefaçon de preuves, et l’Office of Special Affairs a son Q.G. à Hollywood et à Gilman Hot Springs, Californie. David Miscavige, le leader totalitaire de cette secte para-militaire, vit là dans un immeuble blindé et voyage souvent dans un véhicule blindé. Ses actions et ses ordres sont expédiés dans le monde, et l’argent rentre aux Etats-Unis depuis le monde entier, ou bien file sur des comptes en banque au Luxembourg ou dans les Caraïbes. Evidemment, tout l’argent ne provient pas des membres de l’église payant pour des cours ou de l’auditing. Les vraies sommes proviennent d’autres sources ou d’autres activités. Comment l’argent arrive et où il va, c’est un autre sujet pour un autre jour.

 

Le 9 octobre 2001, moins de 30 jours après les attaques d’Al Qaeda  sur les Etats-Unis, l’unité juridique OSA connue en tant que Moxon & Kobrin a renouvelé le copyright  du document de la Scientology appelé Dans cette politique de l’église et ce document de pratique certaines  vital targets  [cibles vitales] sont désignées : « T1, Détruire la renommée de l’ennemi jusqu’à un point de totale disparition ; T2. obtenir l’obéissance des têtes des propriétaires de tous les médias d’information ; T3 Prendre le contrôle ou obtenir l’allégeance des personnalités politiques clés ; T4, prendre le contrôle ou obtenir l’allégeance de ceux qui dirigent les finances internationales ». Hubbard a aussi  écrit : «  Tous les hommes  seront mes esclaves…tous les hommes vont se traîner à mes pieds sans savoir pourquoi ».

 

Avec le manuel de Hubbard sur le lavage de cerveau, ses procédés d’auditing, et ses séances d’entraînement, la Scientologie réduit les esprits en esclavage, et avec les promesses de la Scientologie de guérir tous les maux et les maladies, elle pratique illégalement la médecine, en volant aux gens leur santé, en sacrifiant leurs vies en échange des dollars d’auditing de plus en plus, jusqu’à ce que ce soit trop tard pour que la médecine conventionnelle puisse agir. Vous pouvez lire des informations sur quelques uns de ces décès en vous rendant sur WhyAreTheyDead.com. , la liste des victimes décédées (souvent par suicides mystérieux et étonnamment similaires). Elle est longue et elle s’étend sur des décades. La liste des gens qui ont disparu est longue aussi, répartie sur des décades. Entre temps, l’église de Scientologie continue et persiste sur ce que la seule Scientologie et ses processus d’auditing ainsi que ses méthodes protéges par copyright telle que NOTS 34 peuvent guérir les troubles physiques et mentaux. L’église de Scientologie tue des gens  par la pratique illégale de la médecine aussi bien qu’au moyen de ses représailles ‘Fair Game’ dirigées contre ceux qui s’opposent à ses visées. La Scientologie détruit des vies, des libertés et la recherche du bonheur  d’innombrables gens.

 

Si ce groupe de racket et de terreur n’était pas appelé église, le gouvernement des Etats-Unis ne le protègerait pas, il exigerait des permis d’exercer pour la médecine et dans d’autres domaines également, ainsi que le plein consentement des patients pour la médecine, ou pour des clients d’entreprises commerciales. En fait, au lieu d’information, l’Entreprise scientologue demande à ses paroissiens de signer l’abandon de tous leurs droits civils. La scientologie a tué Lisa Mc Pherson en la tenant captive dans une pièce pendant 17 jours, lui refusant des soins médicaux non-scientologues, jusqu’à ce qu’elle soit déshydratée, couverte de 110 morsures de cafards, et quelle soit morte.  La mort, ainsi fait partie d’une méthode scientologue et d’un procédé pour traiter une personne ayant une phase psychotique, ou devenant folle, au cours de l’ application du processus de manipulation mentale de la Scientologie. Le leader de la Scientologie, David Miscavige, a été personnellement impliqué dans l’isolement de Lisa, dans son parcours d’introspection et dans sa mort. « Des gens meurent quelquefois », a-t-il dit froidement.

Qu’a fait cette église après avoir tué Lisa Mc Pherson et avoir payé plus de 50 millions de $, (dispensés d’impôts), pour faire échouer les réclamations en justice par sa famille pour corruption publique au niveau international, terrorisme, psycho-terrorisme  international, chantage et fraude ? Cette église, qui clame être le groupe le plus soucieux d’éthique sur la planète, a ordonné à ses avocats de préparer, et à ses paroissiens de signer, une nouvelle décharge générale, une renonciation à l’impliquer, en  agréant  que   l’église de Scientologie soit dispensée de toute mise en cause pour la mort,  ni pour toute « lésion ou tort subis d’aucune façon en rapport avec les Services Religieux de Scientologie, ou de son Assistance Spirituelle ».                                                   

Pourquoi le simple nom « Church of Scientology » serait-il suffisant pour donner à l’entreprise de Scientologie le pouvoir de changer les lois et de déroger à celles-ci , ainsi qu’aux règlements et aux conséquences qui  s‘appliquent à toutes les autres organisations, y compris l’Eglise Catholique Romaine ? Cette église  a été tenue responsable des abus sexuels commis par son clergé. De fait, l’église de Scientologie elle-même a dissimulé à plusieurs reprises les abus sexuels et viols commis par son personnel en appliquant la terreur psychique et en bâillonnant les témoignages. Hubbard a écrit qu’un Scientologue pouvait également se sauver au prix du meurtre. Il est stupéfiant que l’entreprise n°1 de l’escroquerie des Etats-Unis  actuellement traitée comme étant  au dessus des Lois, soit  l’église de Scientologie.

Peut-être est-ce dû au « Secret Tax Agreement » de 1993 entre IRS (Trésor Fédéral) et la Scientologie, qui a fait de la Scientologie une religion établie aux Etats-Unis, avec l’exemption d’impôts, ainsi que la recommandation et la protection d’Interpol. Ceci constitue des privilèges uniques, et une assistance gouvernementale qui est refusée à toutes les autres religions. En février dernier, dans le cas Sklar contre l’IRS , où des parents  de confession juive cherchaient à obtenir les mêmes déductions pour l’éducation religieuse que celles accordées exclusivement aux Scientologues, un Juge du ‘Neuvième Circuit Course’ a dit : « Le point de vue de l’IRS qui s’autorise à violer la constitution de manière inconstitutionnelle en traitant [la Scientologie] plus favorablement que d’autres religions en matière de déductions… contrevient à l’Establishment Clause ». Comment cette entorse [outrage] à la Constitution s’est elle produite ?

 

    Il y a trente ans des agents de la Scientologie  ont fait irruption et ont infiltré 135 services et ambassades à Washington, DC, dans le cadre de l’ « Operation Snow White », qui est un projet continu de la Scientologie. La pire infiltration criminelle dans le gouvernement des Etats-Unis survenue au cours de notre histoire, a été perpétrée par nulle autre que l’église de Scientologie. Onze des principaux membres  de la Scientologie ont été condamnés.

La propre épouse de Hubbard a été incarcérée dans une prison fédérale. Le principal avocat de la Scientologie, Kendrick Moxon a échappé de peu à une condamnation similaire. Après cela, il semble incroyable que  suite au chantage criminel, à l’intimidation,  à la terreur procédurière, et à la corruption publique, le Gouvernement des Etats-Unis ait gratifié l’église de Scientologie en l’exemptant d’impôts et avec des avantages fiscaux, expressément et constitutionnellement refusés à toutes les autres églises, et ceci doublement : par la loi, et suite à une entente secrète entre l’IRS et la Scientologie.

Des agents de l’IRS et leurs familles ont été terrorisés. Deux d’entre eux sont morts dans des circonstances apparemment suspectes. La Scientologie a lancé plus de 2.500 procès contre l’IRS, et l’avocat de la Scientologie Kendrick Moxon a, selon ce qui a été rapporté, payé plus d’un million $ aux détectives privés du Maryland pour trouver des faits embarrassants (dig up the dirt’) sur les plus hauts fonctionnaires de l’IRS. Le leader de la Scientologie a déclaré publiquement que cet accord sur l’imposition, fondé sur une demande ouvertement frauduleuse et ‘specially handled’ [manipulée], au cours d’un examen purement superficiel par l’IRS, avait épargné à la Scientologie plus d’un milliard $ dus pour retard de paiements, intérêts et amendes.  On rapporte aussi, que David Miscavige ait dit qu’il serait  lui-même  allé en prison avec Martin C. Rathbun pour une très longue durée si on avait su comment, lors d’une visite d’une demi-heure sans s’être annoncé au Commissioner d’alors,  Fred Goldberg, ils avaient renversé 25 ans de résistance du Gouvernement Fédéral, et exercé un chantage sur l’IRS pour qu’on ne tienne pas compte de la décision de la Cour Suprême dans l’affaire Hernandez.


L’écran religieux

Plus de 166 sociétés enregistrées et des églises de la Scientologie sont une supercherie concertée et un écran religieux constitué pour faire bouclier à la véritable nature de ce qui est en réalité une entreprise de racket, correspondant en tous points à l’United States Racketeeing Influenced and Corrupt Organizations Act, connu comme R.I.C.O. Il n’existe aucun esprit d’intégrité  dans ce conglomérat mensonger. Les conditions du Secret Tax Agreement [accord secret de taxation]  ne sont pas appliquées. David Miscavige contrôle  et dirige minutieusement toute l’entreprise, en ayant seul le pouvoir sur l’organisation et sur ses avoirs. Cette église exempte d’impôts régit pour l’agent David Miscavige son empire totalitaire exempt d’impôts et son goulag. A tout moment, il peut s’échapper avec tout cet argent exempté de taxe. Voilà la Scientologie d’aujourd’hui en Amérique, et cela affecte négativement l’image de l’Amérique et sa réputation dans le monde.

 

Le Gouvernement des Etats-Unis clame qu’il ne craint pas le terrorisme islamique, mais il est intimidé, impuissant et complice en matière du terrorisme interne de la Scientologie, de ses crimes, de ses abus. La Loi des Etats-Unis requiert seulement que le gouvernement et les tribunaux respectent la liberté de croyance religieuse. La loi et les décisions de justice édictent clairement que la conduite dommageable d’église,  qu’elle soit ou non motivée religieusement, ne peut pas être traitée et punie comme tous les autres crimes et tromperies. En dépit de cela, presque toutes les plaintes concernant les crimes et les tromperies de la Scientologie sont ignorés à l’échelon Fédéral, par les Gouvernements de l’Etat et par ses autorités de mise en application. Au cours des dix dernières années des centaines de plaintes ont été émises en direction du F.B.I., du Ministère de la Justice,  de l’I.R.S. et du Congrès. Toutes sont ignorées ou rejetées sous un prétexte spécieux. Des fonctionnaires du gouvernement sont outrés de voir que les plaintes qu’ils ont enregistrées et introduites dans le système, sont ignorées et toutes recherches ou poursuites simplement arrêtées. C’est en partie cette inaction et cette hypocrisie officielle qui décide des dizaines ou des milliers de gens de par le monde à manifester sous une forme anonyme contre ce qui est largement reconnu comme la secte la plus dangereuse du monde.

 

Au milieu des années 1970 un petit nombre de citoyens courageux se sont réunis contre les sectes en général. Ils ont constitué le Cult Awareness Network, ou CAN. Cette association a fourni information et aide aux familles de membres de sectes et aux anciens adeptes de sectes. Pour résumer une très longue saga, la O.S.A. de la Scientologie a infiltré C.A.N. L’avocat Scientologue Moxon a ourdi le « Bowles & Moxon Plan 100 » pour avoir 100 procès en  cours contre CAN tout le temps. La Scientologie voulait mener CAN à la faillite. Un témoignage sous forme de déposition a détaillé comment Moxon a été impliqué dans des plans pour tuer Cynthia Kisser, la Présidente de CAN, et Ford Greene, un avocat anti-sectes.  Un ancien agent Scientologue a attesté qu’il s’était rendu jusqu’aux bureaux de CAN avant de décider d’ignorer ses ordres. Pourtant il a effectivement infiltré les bureaux professionnels de Ford Greene pour obtenir de l’information confidentielle. La Scientologie a infiltré beaucoup de bureaux du gouvernement, du congrès, des médias, des  bureaux d’avocats ; même le bureau d’avocats dont je faisais partie à l’époque. Elle a exercé du chantage et extorqué des confessions de mes partenaires d’alors, et elle a intimidé des associés  professionnels, des clients et des amis. La Scientologie a fait toutes ces choses dans des  douzaines d’affaires qu’elle entreprenait contre le Cult Awareness Network, une organisation  bénévole sans buts lucratifs. La Scientologie a mené CAN à la faillite, puis elle a persuadé le juge des faillites de lui céder le nom, l’adresse postale et le téléphone de CAN pour l’exploiter  elle-même, ce qu’elle fait encore. Pire encore, le chargé d’affaires des faillites et le juge ont été convaincus de transférer tous les dossiers et les enregistrements de CAN à l’église de Scientologie. Ceux qui y  avaient eu recours pour une aide confidentielle ont alors été soumis au Fair Game de la Scientologie, à sa vengeance par psycho-terreur et à sa manipulation.

 

Aux Etats-Unis, la justice et la loyauté, dans le domaine de l’action, ne sont pas possibles dans la procédure impliquant la Scientologie. Le Gouvernement, les autorités pour la mise en application des lois, les tribunaux et les médias on tous été terrorisés jusqu’à abdiquer quant à leurs serments de discrétion et à leurs obligations. Un document Scientologue sous copyright contient que « l’intention du procès est de harasser et de décourager plutôt que de gagner. La loi peut facilement être employée pour épuiser, et le harassement de quelqu’un qui est simplement au bord de l’épuisement…est en général assez pour causer sa mort professionnelle. Si possible, bien sûr, détruisez à fond ».  La Scientologie en cela va même plus loin, en engageant au parjure institutionnellement organisé. « La seule manière de prendre le pas sur quelqu’un, c’est de leur mentir », a écrit Hubbard. Il a aussi écrit un document intitulé « Manual of Justice ». Dans ce document Hubbard écrit :  « Des gens attaquent la Scientologie…rendez leur toujours le même traitement…Enquêtez dans les fautes repérables sur  quelqu’un, ou quelque chose qui nous attaque, faites le faire par une agence de détectives extérieure, et au diable la dépense.. embauchez-les quand vous en avez besoin…la critique tremblera et sera réduite au silence… la punition [scientologue] est terrible »….

Il y a des gens sur la terre qui se cachent par peur, parce qu’ils nous ont attaqués. Il y a des gens qui sont morts parce qu’ils nous ont attaqués ». Dans un autre document de directives, Hubbard a écrit : « Nous nous intéresserons aux crimes des gens qui cherchent à nous arrêter. Si vous vous opposez à la Scientologie, vite nous chercherons, et nous trouverons et nous dénoncerons vos crimes. Si vous nous laissez tranquilles, nous vous laisserons tranquilles. C’est très simple.  Même un imbécile peut piger ça ».  Il y a bien des douzaines de directives similaires et pires encore, écrites sous copyright scientologue. Dans un autre document de consignes Hubbard  indique à l’église de mener « des guerres d’usure, visant l’usure totale de l’ennemi….Allez jusqu’au bout et faites les disparaître…décapitez les communications de l’ennemi , leurs ressources et leurs relations.. . faites une descente et tourmentez ».

 

Samedi dernier, le soir, j’ai reçu l’appel téléphonique d’un ancien Scientologue. Voici un peu de ce qu’il m’a dit : Il était né dans la Scientologie et il y avait vécu jusqu’au milieu de ses vingt ans. Etant enfant il avait été emprisonné pendant des heures et menacé de perdre son ‘eternity’, et « sa planète du fait des psychiatres », s’il ne signait pas un contrat pour un milliard d’années pour adhérer au groupe paramilitaire de la Scientologie, la ‘Sea Organization’, où il aurait gagné 46,20 $ par semaine. Il était formé à aller chez des  psychiatres, où il devait les mettre dans des situations compromettantes de telle sorte que des plaintes puissent être déposées pour leur supprimer leur permis d’exercer. Ceci s’appelle le « psych-busting », et j’ai reçu plusieurs dépositions de Scientologues le confirmant. La Scientologie avait mis des mois à l’entraîner à mentir et à se parjurer de manière convaincante. Ils l’ont entraîné à harasser, et à  psycho-terroriser les opposants à la Scientologie. En fin de compte ce jeune homme s’est ressaisi, s’est réveillé et a quitté la Scientologie. Maintenant, il souffre d’affreux retours de flamme et de stress post-traumatique. Ce jeune homme brave, mais traumatisé, était intéressé à poursuivre  la Scientologie pour ce qu’elle lui avait fait, aussi bien qu’à attirer l’attention sur les comportements des gouvernements de l’Etat et du Gouvernement fédéral permettant à la Scientologie de perpétrer [ses méfaits] sur d’autres. Voici en bref ce que je lui ai dit, fondé sur ma propre expérience d’avocat et de praticien de la procédure contre la secte.

 

« Il est coûteux de poursuivre la Scientologie, et pour les avocats c’est pire que de combattre les grandes sociétés de tabacs ou la mafia. Même si un plaideur a un million de $ de fonds de procédure, l’église le laissera sans le sou. Time Magazine a dépensé plus de 20 millions $ pour prouver que son titre de couverture : « Scientology, Thriving Cult of Greed and Power » [secte du profit, de cupidité et de pouvoir] » était essentiellement vrai et pas diffamatoire. Dans l’affaire  Scientology contre Yanny pour défendre avec succès l’ancien avocat de la Scientologie au cours de deux procès et de deux Appels environ trois millions $ ont été dépensés. Dans Scientology contre Fishman & Geertz environ 1,7  million $ a été dépensé pour défendre avec succès le Dr. Geertz contre une prétendue diffamation. Dans l’affaire Scientology contre FACTnet, et dans Scientology contre Lerma plus de 2 millions $ ont été dépensés pour défendre et établir les prétentions sur un copyright frauduleux et sur une recherche fédérale frauduleuse ainsi que sur des ordres de saisie. Ces quelques exemples concernent la dépense du montant d’assurance et d’importantes sommes d’entreprises. La plupart des gens n’ont pas cette quantité d’argent disponible ; pourtant Bob Minton l’avait. Il a dépensé plus de 10 millions $ avant que la terreur, la subornation de témoins, le chantage et la fraude de la Scientologie l’aient forcé à une sorte d’arrangement et de ‘stand off’ [se tenir à distance]. M. Minton est si terrorisé, et menacé, en particulier financièrement, ainsi que pour ses enfants, que maintenant il vit à l’étranger. Dans l’affaire Lopez contre la Scientologie un cas d’investissement frauduleux, environ 550.000 $ ont été dépensés pour les réclamations de M. Lopez devant une équipe juridique scientologue dirigée par Gerald Chaleff actuellement avocat de la L.A.P.D.,  M. Lopez a été forcé à conclure un arrangement symbolique. L’affaire Pattison contre Scientology a dû être renvoyée quand la Scientologie s’est engagée dans un harcèlement hargneux et a conduit Michael Pattison, et moi à la s à l’ex-Scientologue Julie Christofferson. L’église s’est assurée qu’elle n’en voie jamais un penny. Dans le cas Wollersheim un jury a accordé 30 millions $ à M. Wollersheim.. En dix-huit ans d’appels sans fin, M. Wollersheim plus tard a touché moins d’un million de $.

« Pas un seul petit sou pour Wolverhampton » était l’ordre donné par David Miscavige, qui a finalement payé un montant très réduit le matin même où la structure frauduleuse de l’entreprise scientologue allait être dénoncée dans un avis et une décision judiciaire. En 1994, j’ai procuré deux boîtes de témoignages accusatrices de racket au bureau du procureur des Etats–Unis à Los Angeles. Il m’a été dit plus tard que le Gouvernement Fédéral n’avait pas les ressources pour combattre le crime jusqu’au niveau où  l’église de Scientologie s’engageait. Le même service a récemment dissout sa « public corruption unit »,[service sur la corruption publique] ce qui rend la situation encore plus grave. Quoi qu’il en soit, des fonds illimités de procédure libres d’imposition ne sont qu’une partie du tableau.

D’abord l’éventuel plaideur doit se trouver un avocat. Il y en a moins d’une poignée au niveau national qui acceptent les dangers d’une procédure contre la Scientologie. J’ai connaissance d’un  cabinet particulier d’avocats qui a dit à une victime: « Vous ne pouvez pas nous payer et nous ne pouvons pas nous permettre de travailler pour vous ». L’avocat d’un plaideur peut s’attendre à ce que l’Office of Spécial Affaires, ses avocats et ses détectives mènent des recherches immédiatement sur toute sa vie, sa famille, ses amis, ses associés et ses collègues. Des avocats associés ont été soumis au chantage et extorqués. Des clients ont été visités et terrorisés. Des bureaux ont été infiltrés par des agents de la Scientologie et par des ‘ espions dormants ‘. Des déclarations diffamatoires ont été répandues dans la profession, dans les médias, et sur Internet. Au cours de l’affaire Wollersheim la Scientologie a même placé un microphone sous le lit du procureur Charlie O’Reil, et il a été battu la nuit avant comparution devant la Cour d’Appel. Même ses dossiers médicaux n’étaient pas à l’abri. Plus de vingt faux témoignages à la barre ont été lancés en 1980 contre le procureur Michael Flynn. Des poursuites futiles ont été lancées et de faux rapports pénalisants ont été faits. Dans les années 1990 plus de dix faux témoignages à la barre [state bar complaints] contre moi. Il y a eu de fausses dépositions à la police et des témoignages confirmés, authentifiés de chantage, de corruption, de fraude devant le tribunal, de faillite frauduleuse et de méconduite judiciaire. De multiples procès frauduleux ont été lancés contre moi, et les fruits de toute cette conduite criminelle et de cette corruption sont encore utilisés impunément contre moi dans les tribunaux de Los Angeles. Quelques uns de nos juges sont sans vergogne. Ils sont une partie du problème.

 

Dans les années 1980, thé Americana Layer Magazine a publié un article intitulé « Scientology’s war against the juges »* ; aujourd’hui cette guerre continue . Triste à dire, je ne parle pas simplement d’un avocat laissant un sac de papiers plein d’argent dans  les bureaux du juge avec pour commentaire qu’il avait l’habitude de représenter la Mafia. La Scientologie enquête en fait sur ces juges et sur leurs assistants. Les avocats de la Scientologie ont été connus comme ayant eu contact avec ces assistants et les avoir  terrorisés. Ils ont eu des rencontres indues en a parte avec des juges avant qu’une affaire soit lancée. Ils ont effectué des visites à minuit à d’autres juges. Des affaires ont été re-attribuées à des juges qui sont dans la poche de la Scientologie, ou qui ont l’habitude d’être un procureur favorable à la Scientologie, ou qui sont impliqués de façon sentimentale avec un Scientologue.  Des employés du tribunal peuvent être convaincus de recevoir des éléments du dossier après leurs heures. Dans un cas particulier la Scientologie a introduit  une requête en vue de disqualifier tous les juges du comté de Los Angeles. Dans une autre affaire ils poursuivaient le juge pour ne pas les autoriser à employer la compagnie scientologue de journalisme judiciaire Atkinson Baker, qui est le plus grand service d’information judiciaire au niveau national. En employant Atkinson Baker,  les avocats de la Scientologie avaient reçu des copies de transcriptions de notes bien avant tout autre avocat.  Dans une autre affaire Scientologue, il y avait même une substitution de transcription.  Dans une autre affaire l’avocat de la Scientologie, Moxon, était supposé avoir noyé le chien du juge. Tout ceci établit un climat de psycho terreur parmi les juges et il en résulte des erreurs patentes de la justice. Même l’interférence dans le jury n’est pas hors de portée de la Scientologie, comme cela s’est produit dans un autre exemple récent impliquant l’épouse d’un membre du staff de l’O.S.A.

   

Des directives de la Scientologie déclarent que seuls des Scientologues ont des droits civils, et que ceux qui entravent, font opposition ou poursuivent la Scientologie n’ont aucun droit civil, et qu’ils peuvent être détruits avec impunité. Un autre document scientologue donne l’ordre à son équipe d’avocats d’accabler un plaideur opposant ou un juge non coopérant jusqu’à soumission. Avec des budgets massifs de procédure, et quelquefois des centaines d’avocats, la Scientologie  lance des requêtes sans fin, prend sans fin des dépositions et poursuit toutes occasions de faire appel. Le but est de repousser la résolution de l’affaire aussi longtemps que possible, de contrecarrer complètement le juge et de broyer financièrement, physiquement et émotionnellement l’opposant jusqu’à soumission.  Certains plaideurs et leurs avocats ont développé des  troubles post-traumatiques. Quand l’affaire se termine, les documents et preuves souvent ont disparu, les témoins et les plaideurs ont été contraints à des arrangements confidentiels. L’accès aux dossiers est bloqué, des documents disparaissent lentement des dossiers des tribunaux. 

 

Comme je l’ai expliqué, selon mon opinion, l’entreprise de racket Scientologie fait maintenant presque tout ce qu’elle veut dans les villes de Clearance, en Floride et de Los Angeles et Hemet** en Californie. La dernière organisation criminelle à prospérer sous le gouvernement et les tribunaux était la Mafia dans le F.B.I. sous la direction d’ Edgar Hoover. Maintenant l’entreprise de Scientologie prospère sous les ministères de Clinton, et sous le Ministère de la Justice de Bush. Comment cela se fait-il ? L’église de Scientologie le fait en utilisant la corruption, le chantage,  le parjure, le  mensonge et la fraude institutionnalisés. Elle se sert de l’infiltration frauduleuse, du cambriolage, de la fausse déclaration de religiosité, de copyrights frauduleux, d’organisations - paravent, d’intimidation et de terreur. Le terrorisme peut revêtir bien des formes ; il n’est pas toujours violent et spectaculaire. En ces  domaines notre gouvernement et nos tribunaux ont été défaillants vis-à-vis de nous.

 

Dans l’affaire Allard contre l’église de Scientologie le tribunal a décrit avec  précision et courage certains des documents que j’ai mentionnés, et le comportement d’un groupe de Scientologues. Les juges ont dit : « …ces documents établissent au-delà de tout questionnement que les accusés, leurs co-accusés déclarés coupables et leurs co-conspirateurs non–inculpés (y compris l’actuel principal avocat de la Scientologie, Moxon),   que leur organisation se considère comme au dessus de la loi. Ils croient qu’ils ont carte blanche pour violer les droits des autres, fabriquer des critiques pour les détruire, ils cambriolent des bureaux  privés et publics et volent des documents décrivant  la stratégie des individualités et des organisations que l’église avait poursuivies... Les accusés et leurs cohortes ont lancé de vicieuses  campagnes de calomnies en répandant des mensonges contre ceux qu’ils perçoivent comme des ennemis de la Scientologie, en vue de les discréditer, et dans certains cas, de causer la perte de leur emploi… Pour ces accusés et leurs associés…quiconque n’était pas d’accord avec eux était considéré comme un ennemi contre qui la soi-disant doctrine « Fair Game » pouvait être invoquée…Considérant ceci,  cela défie l’imagination que ces accusés [Church of Scientology] aient la pure audace de chercher à défendre leurs actions au nom de la religion.

 

Merci

 

Graham E. Berry, Attorney & Conselor at Law,

3384 Mc Laughlin Avenue, Los Angeles, CA 90066

Telephone : ( 745-377310), Email: grahamberryca.rr.com

 

Trad. J.R. & M.D. le  20 -9 -2008

 

* Traduction  en Français disponible à l’UNADFI

** ndt : Hemet : camp d’internement de la Scientologie à 100km à l’Est de Los Angeles